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 La butte des Vendéens
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La ville de Tournai invite les habitants du quartier à venir participer à cet hommage
invitation vendéens recto invitation vendéens verso

Quelques images de cette journée du souvenir


 
Le monument des Vendéens , lié à l'histoire du pont ,
le pont Morel a changé de nom en pont des Vendéens en rappel à la bataille qui s'est déroulée à cet endroit  le 24 Aout 1914

 Début juillet 2014 , voici le monument préservé pour quelques années , travaux en prévision des festivitès pour les 100 ans de la bataille 
tournai vendeens neuf


Sur le parvis de l'église du Sacré Coeur , Chaussée de Renaix , à quelques centaines de mètres du monument , une pierre commémorative est également posée sur le mur
pierre parvis église sacre coeur vendeens

 Ci dessous une prise de vue le 25 aout 2013 du monument des Vendéens à coté du pont  , peu après la cérémonie

cfet sncb monument vendeens tournai gare

Avant d'être inhumé sous le talus en Aout 1925 , les soldats ont d'abord été enterrés devant cet ornement

 Le texte dit :
 Tournai le 12 04 1915
Ma chère fille Elly
Bien que j'aimerai me trouver auprès de toi, je me console avec cette image car qui repose dans cette fosse commune n'a plus d'espoir.Ceux-ci laissèrent leur vie le 24 aout 1914, ici pas loin de la gare.
Meilleure salutation
Ton père
cfet sncb gare tournai vendeens ornement origine   cfet sncb gare tournai vendeens ornement origine texte
Merci à Marie-France Coton pour le partage de cette carte postale

 Le commandant De Lahaye a lui été enterré dans un prelier temps au cimetiere de Tournai dans la chapelle Paquot-Dutoit , famille d'origine française , Il n'a pas reposé dans la tranchée avec les soldats .
Son corp fut rapatrié en France plus tard .
Il y a une dizaine d'années un ornement a été retrouvé , Christian Bausiers et ses amis l'ont restauré et ensuite placé contre la chapelle Paquot pour en rappeler le souvenir. 
cfet sncb gare tournai vendeens ornement
Merci à Christian Bausiers  pour son aide et sa participation dans cette page d'histoire  
    
cfet sncb gare tournai

Défilé d'images de la commémmoration du 11 novembre 2018
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Cet épisode des Vendéens n'est pas entendu par tous de la même façon , Dominique Van Den Brouck voit l'histoire autrement :

 Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, on commémore à Tournai les soldats français tombés lors du combat du 24 août 1914.
 À raison?

     Le Herseautois Dominique Van Den Broucke ne le pense pas. Il tente, tout au long des 281 pages de son dernier livre «Attaque allemande et défense française: ce qui s’est réellement passé à Tournai en 1914», de clarifier la situation. Entendez: de rechercher dans les archives françaises et allemandes les textes qui démontrent sa thèse, à savoir qu’il n’y a rien eu de décisif et de glorieux dans la défense française à Tournai. Et qui nous a inspiré ce titre «iconoclaste»…
     «Plus de cinquante soldats français ont perdu la vie à Tournai. Leur mort ne doit pas donner prétexte à une modification des faits dans le contexte de l’histoire locale et générale. Ces soldats doivent être respectés pour ce qu’ils ont réellement fait et vécu. Il n’est donc pas nécessaire de les magnifier, voire de les sanctifier, pour pouvoir les commémorer comme il se doit de le faire.»
     Ainsi, poursuit Dominique Van Den Broucke, contrairement à ce que l’on pourrait s’imaginer au vu des manifestations annuelles au tertre des Vendéens, c’est une retraite précipitée et nécessaire qu’ont fait les Français face à un adversaire dix fois supérieur en nombre; cela a même été qualifié de débandade pour l’autorité supérieure… Il étaye son propos en citant un extrait d’un des nombreux récits allemands au sujet des régiments et bataillons présents ce jour-là aux accrochages de Tournai et de Froidmont; ils évoquent «la faible résistance de l’ennemi», «de nombreux Français tués», «une mission dérisoire qui, dans sa forme inadaptée, était simplement vouée à l’échec»…
     «Ma version des événements est totalement différente de ce que rapporte le livre de l’archiviste de la Ville, Adolphe Hocquet, en 1923 (NDLR: “ Tournai dans la tourmente ”;). J’ai utilisé les livres des régiments et bataillons allemands venus à Tournai en août 1914. Une douzaine d’historiques allemands disent la même chose ainsi que les historiques des régiments français qui font front contre le récit “ patriotique ” de M. Adolphe Hocquet qui est toujours utilisé et soutenu aujourd’hui par les défenseurs de la légende du soldat vendéen à Tournai. C’est à croire qu’aujourd’hui on s’est mis des œillères pour ne pas se détourner du chemin de la préservation et surtout de la justification du pourquoi de l’existence de ce magnifique monument dédié aux soldats vendéens.»
 
La botte de l’occupation

      Les combats entre soldats français et allemands, le 24 août au faubourg Morelle, ne constituent certes qu’un micro-épisode de la grande bataille des frontières. Dominique Nahoé et Daniel Conraads ne le contestent pas dans leur récent ouvrage consacré à la mémoire du patrimoine.
     «À défaut de retarder la marche de l’envahisseur, l’épisode tournaisien a contribué au revirement stratégique de Joffre après le sacrifice inutile de ses territoriaux. […] Il a aussi projeté un nouveau groupe de population dans les horreurs de la guerre: Tournai sous la botte s’est prise à son tour à vénérer “ ses ” soldats français, des vétérans de Vendée venus mourir en ses murs quand nulle autre unité militaire n’était présente pour défendre l’Escaut et la cité.»
     Cette persistance du souvenir de 1914, notent encore les auteurs, est paradoxale dans une ville qui a finalement peu souffert de la Première Guerre mondiale, si ce n’est un sévère régime d’occupation. «Il faut croire que les répulsions comme les valeurs ont besoin de s’incarner dans des hommes que l’on peut exécrer ou auxquels on peut s’identifier.»
     La contribution de Dominique Van Den Broucke se hasarde à le démontrer au travers des traductions des récits apologétiques de l’état-major allemand. Au-delà de la richesse iconographique du livre (qui, à elle seule, vaut le détour… pour tout ce qui ne concerne pas la bataille tournaisienne!), le récit qui est fait de l’épisode du faubourg Morelle n’y est pourtant pas anecdotique; un témoignage montre bien l’âpreté des combats du 24 août 1914, à Tournai, vus du côté de l’envahisseur «qui trouvait que les actions des Vendéens et de ces pères de famille très barbus étaient vaines». De là à sous-entendre qu’il ne s’est rien passé le 24 août 1914 à Tournai…
     Est-ce suffisant pour entretenir le devoir de mémoire comme le soutenait Adolphe Hocquet dans son ouvrage hagiographique et tel que le pratique encore le Souvenir Franco-Belge? Et oublier que cette éminence de terre au boulevard des Combattants, à Tournai, est aussi un mausolée?

 La source: http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20141030_00552046

Il est libre à chacun de connaitre ces façons différentes de voir l'histoire , à chacun d'y réfléchir

A suivre
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