Le Chemin de Fer en Tournaisis
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Le but de ces pages est de recueillir un maximun d'informations et d'images sur le Chemin de Fer Tournaisien , de les classer et de les montrer tout en rendant à chacun la propriété des documents , avec une pensée toute particulière pour Jean Simonet (†) et pour Freddy Lemaire qui ont en 1986 édité un magnifique ouvrage , Le Rail en Tournaisis .
Sans oublier Fernand Dumont , ancien Bourgmestre de Tournai , grand amateur et collectionneur de chemin de fer

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  La gare d'Hérinnes et la ligne 87
        
J'ai eu l'occasion de participer le vendredi 16 Octobre 2015 à une conférence - débat sur la ligne 87 et sur la gare d'Hérinnes  .

Rendez vous était fixé à 18h30 à la maison de Léaucourt  , 12a chemin des Etangs  , 7742 Hérinnes

C'est dans une salle comble que cette soirée c'est déroulée , nos conférencières étaient Anne-Florence Biltresse et Edwige Colin .


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Madame Anne Florence Biltresse me fait parvenir le texte de son exposé , ci dessous , un tout grand merci

Naissance de la ligne 87

Dans le CE du 29 juin 1877, on annonce que « la section de Renaix à Tournai du chemin de fer d’Anvers à Tournai ( c-à-d la ligne 87) passera par ou près de Celles, Pottes, Hérinnes, Molembaix, Obigies, Kain et se raccordera au chemin de fer de Mouscron à Tournai à la nouvelle station de Tournai. »

Dans le CE du 4 avril 1879, « on s’occupe de jalonner le terrain où doit être construit le chemin de fer entre Tournai et Renaix. Plusieurs ingénieurs sont attachés à cette besogne préliminaire. »

En décembre 1880, la commune d’Obigies vend à l’Etat belge une parcelle de 87 ares pour la construction du chemin de fer.

Dans la Feuille de Tournay du 29 octobre 1882, « Le Moniteur annonce que la section comprise entre Pecq et Tournai du chemin de fer de Renaix à Tournai sera livrée à l’exploitation à partir du 1er novembre pour le service des voyageurs et bagages, des marchandises, des finances, des équipages, des chevaux, bestiaux et des tapissières » (voiture légère servant au déménagement des meubles et des tapis). Il s’agit d’une voie unique avec des déviations au moyen d’excentriques (au bout des tampons) pour le chargement des marchandises. Le croisement des trains ne se faisait qu’aux gares de Pecq et Amougies.

Les premiers jours d’ouverture de la ligne ne se déroulent pas dans les conditions climatiques idéales. Ainsi, le CE du 28 novembre 1882 signale que « beaucoup de voyageurs n’osent plus se confier aux trains qui font le service de cette ligne et préfèrent emprunter la patache (voiture tirée par des chevaux) et ses cahots. La raison en est qu’arrivés du côté d’Hérinnes et d’Obigies, les trains doivent marcher avec une grande prudence et une sage lenteur car on craint toujours l’effondrement des remblais nouvellement édifiés et battus par les eaux depuis quelque temps. »

Les trains y circulaient entre 5h du matin et 19h00 (dans les débuts), environ toutes les deux heures. Le trajet entre Tournai-et Renaix, 30 km, se faisait en une heure. On dénombrait neuf gares sur le trajet : Kain, Obigies, Pecq, Hérinnes, Pottes, Escanaffles, Amougies, Russeignies.

La première guerre mondiale laissera de lourdes séquelles, sur les hommes (2100 cheminots tués) comme sur le réseau (un quart des lignes détruites) et sur le matériel roulant dont le parc est décimé.

La remise en état de la ligne après la guerre 14-18 se fait dès janvier 1919 mais on signale que la présence de nombreux explosifs et de mines dont l’enlèvement incombe à l’autorité militaire entrave le travail. En février 1919, on parle de la remise en marche prochaine des trains sur la ligne 87 mais pas au-delà d’Hérinnes car cette ligne n’est pas encore en état. En mars 1919, on invoque le manque de matériel : les rails nécessaires demandés à l’armée n’arrivent pas. Quand les travaux reprendront, il reste encore un mois de travail ce qui amènera une ouverture possible en avril.

Finalement, le trafic est rétabli de Tournai à Hérinnes en mars 1919 et sur le reste de la ligne en avril 1919.

En octobre 1944, on annonce que la suppression des trains au départ de Tournai vers Renaix sera prolongée jusque mi-octobre.

Depuis le lundi 19 juin 1950, les autobus Roman, mis à la disposition de la SNCB viennent suppléer un chemin de fer qui ne vit pas ses plus belles heures.

Les derniers trains à rouler sur la ligne, jusqu’en 1960, seront ceux du transport des pigeons, le samedi.

La démolition de la ligne commence vers 1964 et la ligne sera définitivement déferrée en 1965-1966

        
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